Ma démarche

Le but premier de ce blog est de me permettre d'évacuer de mon esprit les réflexions que je me suis fait à moi-même, et d'y exprimer mes opinions sur certains thèmes. Vous verrez que j'y parle surtout de sujets de société, de problèmes éthiques et de mon opposition aux différentes croyances irrationnelles qui persistent de nos jours.
Chargement...

samedi 12 mars 2011

Questions sans réponses

Il y a des questions qui tourmentent l'humanité depuis la nuit des temps et qui demeurent encore sans réponse aujourd'hui. L'éblouissante lumière de la science n'arrive pas à percer les secrets de ces énigmes impénétrables. En voici des exemples:
«Que vît-on après la mort?»
«Qu'est-ce qui s'est passé avant le début des temps?»
«Qui a-t-il en dehors de l'espace?»
«Pourquoi?»

Mais ces questions sont-elles réellement pertinentes? Je vois trois raisons pour lesquelles une question demeure sans réponse:
  1. Nous n'avons pas encore les connaissances nécessaires pour y répondre;
  2. La réponse est trop complexe pour notre intelligence;
  3. C'est la question elle-même qui est vide de sens;

Comme exemple de cette troisième catégorie de questions, je pourrais me demander, disons, ce que ressent un caillou, ou de quelle couleur est l'ennui. La question est grammaticalement correct mais n'a aucun sens. Je pourrais aussi me demander ce que font cinq divisés par zéro.

Plusieurs des grandes questions existentielles que l'on se pose demeurent sans réponse, non pas parce que nous n'avons pas encore su y répondre, mais simplement parce qu'elles sont des questions qui n'ont, en fin de compte, aucun sens. Elles s'inscrivent dans des paradigmes obsolètes. On les contemple comme si elles étaient des mystères sacrés dépassant notre entendement, alors qu'elles sont en fait de puériles questions impertinentes. Des agencements de mots qui ne veulent rien dire.

On ne vit rien après la mort car la mort est la fin de la vie. Il n'y avait rien avant le début du temps car un «avant» est toujours à l'intérieur du temps. Il n'y a rien en dehors de l'univers car l'univers est, par définition, la somme de tout ce qui existe. Et se demander le «Pourquoi?» de l'univers implique qu'il fut créé par un être intelligent, dans un but précis, et l'on peut en douter. J''ai l'impression que de croire que l'univers a forcément un sens, un but et une raison d'être, et que ceux-ci sont forcément liés à nos petites existences individuelles, est plus le fait d'un désir viscéral que de quoique ce soit d'autre.

Bref, quand la science n'arrive pas à répondre à une question, ce n'est pas toujours notre capacité de répondre qui est en faute, mais c'est bien souvent notre aptitude à poser des questions.

1 commentaires:

  1. Je ne suis pas parfaitement d'accord. Parfois, c'est parce que la question est mal formulée que nous ne trouvons aucune réponse. De plus, ta liste de raison pour lesquels une question demeure sans réponse est incomplète et de loin. Tu oublies le point simple, entre autres, qu'une question généralement vaut mieux qu'une réponse. Parfois, des questions doivent rester ouvertes pour être des moteurs à la réflexion. C'est peut-être pas la volonté naïve de vouloir répondre à ces questions que des gens échouent en philosophie, que des gens écrivent de bons romans, etc.

    Ta perspective est, dans cet article, aveugle, trop centré sur la recherche de la vérité et non de l'utilité. Une question sans réponse peut être plus utile qu'une réponse.

    Cela dit, même dans une perspective absolument matérialiste et athée. La question de la mort, réglée pour moi il y a un moment, reste un moteur de créativité dans les discussions, dans les débats et dans un tas de choses. Le département de philo est rempli par des gens qui ont été emmenés à la philo par ce genre de question à la fois si vaste et si vide ;)

    RépondreSupprimer